Université des Aînés de langue française de Berne   ( UNAB )

Conférences

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A T T E N T I O N
aux changements de programme et interversions de conférences
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Le  nouveau programme officiel 2018 - 2019 est disponible  ici  en version PDF.

 

Programme des conférences
Semestre d’automne
Septembre – Décembre 2018

 

JEUDI 20 SEPTEMBRE

M. Alexis DRAHOS
Docteur en histoire de l’art à Paris Sorbonne

Art et Astronomie

Depuis la plus haute antiquité, les artistes ont cherché à décoder les mystères des cieux. C’est pourtant à partir de la Renaissance et du sérieux XVIIe siècle que les peintres commenceront réellement à s’intéresser au développement de l’astronomie. Rubens, Le Cigoli ou Donato Creti pour ne citer qu’eux se feront alors les apôtres de la nouvelle conception de l’Univers prônée par Galilée. En parallèle à cela on assiste à un essor sans précédent de la vulgarisation scientifique et dont l’influence ne tardera pas longtemps à se faire sentir dans les arts. Conférences, presse, ouvrages, tout est désormais prétexte à dévoiler les derniers développements de l’astronomie en matière d’étoiles, de comètes et de planètes. De quelle manière les peintres interprètent-ils dans leurs tableaux l’évolution de l’astronomie ?  Quels en sont les réels échos ?  Comment décrire une œuvre à la lumière des connaissances scientifiques ?  A mi-chemin entre histoire de l’art et histoire de l’astronomie, cette conférence aura pour objectif de jeter un nouveau regard sur certaines œuvres d’artistes célèbres comme Giotto, Michel-Ange ou plus près de nous Alexander Calder.

Lien Internet :  Son livre

 

JEUDI 27 SEPTEMBRE

M. Denis RUFF
Architecte, enseignant, autodidacte en histoire des cultures

L’Egypte des sanctuaires

Partant d’une géographie particulière, il s’est formé en plein désert africain une civilisation fascinante qui n’a cessé de se développer tout en gardant son style unique pendant près de trois millénaires. Sans erreur ni ratage, une civilisation originale avec un ordre politique, une science, un système d’écriture, une cosmologie, a vu soudain le jour. Les influences de cette culture ont laissé de nombreuses traces chez les Grecs et les Romains. L’égyptologie, une science bien vivante qui enrichit jour après jour par ses découvertes notre connaissance de ce monde passé. Notre connaissance de l’Egypte ancienne ne s’arrête pourtant pas à l’étude d’objets et d’écrits. En déchiffrant les hiéroglyphes, Champollion a inauguré une autre voie, celle de l’intuition, rendant possible un autre type de découvertes, non moins réelles.

Lien Internet :  https://denisruff.jimdo.com/

 

JEUDI 4 OCTOBRE

M.  Bourahima OUATTARA
Enseignant en Littérature Française à l’Université de Berne

De N. Sarkozy à E. Macron :
la France face à son passé colonial négro-africain

Qu’elle soit dans l’Histoire (S. Royal, M. Valls, F. Hollande et E. Macron) ou qu’on l’en expulse (N. Sarkozy et d’autres), l’Afrique noire francophone reste chevillée au corps de la France et à son passé colonial qui ne passe pas. De fait, quelles sont les figures discursives et les pratiques politiques qui rythment/scandent cet entêtement de l’histoire « Françafricaine » prise dans l’étau de la négrophobie et de la négrophilie ?

Lien Internet 1 :  Ses livres
Lien Internet 2 :  Bibliographie se rapportant à cette conférence

 

JEUDI 11 OCTOBRE

M. Dominique BOURG
Professeur à l’Institut de Géographie et Durabilité à l’Université de Lausanne

De l’écologie politique à l’écologie civilisationnelle

Durant les années soixante et septante s’affirme l’écologie politique. Nous verrons qu’elle est originellement plurielle. Sa perspective est toutefois essentiellement politique. Il s’agit de réorganiser la société pour à la fois mieux vivre et faire front à la montée des problèmes environnementaux. Les éthiques environnementales ajouteront par ailleurs la nécessité d’élargir le cercle de nos obligations morales. Seule alors l’écologie grassroots semblait ouvrir des perspectives plus larges. Désormais, les problèmes qui sont les nôtres se posent sur une toile de fond plus large, incluant tous les aspects de la société, y compris une forme de révolution scientifique. Nous sommes confrontés à un choix de civilisation majeur; d’où l’expression d’écologie civilisationnelle.

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JEUDI 18 OCTOBRE

Assemblée générale de l’UNAB  –  30e anniversaire.
Les membres sont informés personnellement du lieu de rencontre inhabituel !

 

JEUDI 25 OCTOBRE

M. Pierre GRESSER
Professeur honoraire en histoire médiévale à l’Université de Franche-Comté

Regard sur les civilisations précolombiennes

Dans la longue histoire du continent américain, l’arrivée des Européens, à la fin du XVe siècle et surtout au XVIe siècle, forme une rupture fondamentale par rapport aux civilisations indigènes qui existaient alors. Pour nous limiter à l’Amérique du sud, faute de tout traiter, tel fut le cas pour les Incas, dont l’Empire s’étendait depuis l’Equateur jusqu’au milieu du Chili. Si cette dynastie demeure  connue grâce aux sites de Cuzco et du Machu Picchu, entre autres, tel n’est pas le cas pour les cultures qui la précédèrent.
La conférence a pour but de montrer comment, depuis la civilisation « mère » de Chavin de Huantar, plusieurs entités géopolitiques et culturelles se sont succédées avant l’émergence et le développement des Incas aux XIVe et XVe siècles. Sans négliger ces derniers, les sites archéologiques, illustrés par une série de projections, nous introduiront dans un monde dont une des grandes caractéristiques était l’absence d’écriture, à la différence des Mayas et des Aztèques de l’Amérique centrale.

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JEUDI 1er NOVEMBRE

M. Robert KOPP
Écrivain, éditeur, professeur d’histoire de la littérature moderne à l’Université de Bâle

Des hommes et des bêtes :
la souffrance animale dans le roman contemporain

Le narrateur ne nous dit pas si la chèvre de Monsieur Seguin a souffert avant d’être mangée par le loup, car ce n’est pas le point de vue de la victime qui compte dans cette histoire. En revanche, c’est bien la souffrance des animaux qui est au centre dans de nombreux récits (et films) contemporains, de Cheval de guerre de Michel Morpurgo (et Spielberg) à Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo, en passant par Comme une bête de Joy Sorman ou Requiem pour un chat d’Olivier Bellamy et beaucoup d’autres. La fiction s’empare ici d’un sujet que nous avons souvent du mal à comprendre :  qu’à côté de la charte des « droits de l’homme », il faudrait peut-être imaginer une charte des « droits des bêtes ».

 

JEUDI 8 NOVEMBRE

M. Patrick CRISPINI
Chef d’orchestre, compositeur et pédagogue

SACHA GUITRY, le comédien imaginaire (2e partie)

À la demande générale, Patrick Crispini poursuit son évocation du 16 novembre 2017 d’un artiste hors du commun à l’humour ravageur :
« Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d’eux, ils en diraient bien davantage » !

« On peut faire semblant d’être grave, on ne peut pas faire semblant d’avoir de l’esprit raquo;, disait volontiers Sacha Guitry (1885-1957), fils du comédien d’origine russe Lucien Guitry, qui en eut toujours à revendre. C’est dire si, né dans le chaudron, grâce à sa famille, il côtoie ce que la France produit de mieux dans les Lettres, les Arts, l’Esprit. En 1918, muni d’une caméra, il fait des films de ces instants de vie, qui demeurent aujourd’hui les seuls témoignages vivants sur Degas, Monet, Renoir, Sarah Bernhardt… A l’ombre du colossal talent de son père, il ne peut que devenir un serviteur du Théâtre. Ce qu’il va faire avec le brio que l’on sait. Elève médiocre, Guitry compense en se créant une stature. De son physique avantageux et fier, de son visage mobile, de sa voix nasillarde et traînante, il sait se faire des atouts qui deviendront sa marque de fabrique. Séducteur misogyne et narcissique, il n’a pourtant de cesse d’admirer. Marié cinq fois, malmené après la guerre pour trop d’indulgence avec l’occupant, il écrit à tour de bras, monte ses pièces, dirige ses films, met en scène, voyage, se moque de lui-même et des autres.

 

JEUDI 15 NOVEMBRE

M. Patrick CRISPINI
Chef d’orchestre, compositeur et pédagogue

ANTONIO VIVALDI et les demoiselles de la Pietà

Qui était le « Prêtre roux » ?  Beaucoup de mystères entourent son existence. Né à Venise le 4 mars 1678, Antonio Vivaldi est, dès sa naissance, marqué par un destin hors du commun. Tour à tour virtuose du violon, professeur, compositeur, chef d’orchestre, directeur de théâtre, impresario, sa fécondité créatrice lui fera écrire plus de 94 opéras, 75 sonates, 450 concertos, ainsi que des dizaines de pièces sacrées. Admiré de son temps, se produisant devant les rois, les princes et les papes, il est aussi salué par d’autres musiciens :  Bach n’a-t-il pas adapté et transcrit nombre de ses œuvres ?  Musicien précocement doué, il n’en est pas moins destiné très jeune à l’habit ecclésiastique, recevant la tonsure des mains du patriarche de Venise. Sa chevelure rousse le fera surnommer « il prete rosso ». Peu enclin au service de la messe, il sera déféré à l’inquisition. De même, ses rapports peu conformistes avec sa jeune élève Anna Giraud et la sœur ainée de celle-ci, lui vaudront des problèmes avec les autorités religieuses et civiles. À l’Ospedale della Pietà, devenu Maestro dei Concerti, il enseignera aux « demoiselles », orphelines sans nom tout habillées de blanc, meurtries par une existence douloureuse, l’art de transcender leur tragique destin par celui de la musique, faisant d’elles des musiciennes aux talents salués très loin à la ronde. Après avoir connu la gloire et la fortune, il s’éteint le 28 juillet 1741 dans la misère et l’indifférence générale. Son œuvre, oubliée pendant plus de deux siècles, redécouverte au milieu du 20e siècle, est aujourd’hui l’une des plus jouées au monde. À la lumière des dernières découvertes de la musicologie, Patrick Crispini fait revivre l’art incomparable du grand vénitien.

 

JEUDI 22 NOVEMBRE

M. Pierre CLEITMAN
Comédien, musicien et conférencier Paris/Bâle

La place du mécontentement dans les énergies renouvelables
Et son impact ravageur sur la libido du cycliste en milieu urbain

Alors que se multiplient les interrogations sur le bon emploi de nos ressources dans une optique de développement durable, Pierre Cleitman, chercheur indépendant du vingtième arrondissement de Paris, a voulu faire le point sur une énergie porteuse d’avenir. Elle est également répartie sur toute la surface du globe, disponible en tout lieu et en toute saison, 100% renouvelable et de plus… entièrement gratuite. Cette énergie miraculeuse et pourtant méconnue, c’est l’énergie du mécontentement !
Pierre Cleitman se propose de transmettre, en une conférence d’un peu moins d’une heure, le résultat concentré mais néanmoins digeste des travaux acharnés qu’il mène sur la question depuis une bonne vingtaine d’années. Car l’énergie du mécontentement ne doit pas rester l’apanage d’une élite autoproclamée. Elle doit devenir ou plutôt redevenir l’affaire de tous.

 

JEUDI 29 NOVEMBRE

M. Yann VITASSE
Chercheur en Écologie des forêts à l’Institut fédéral de recherche pour la forêt, la neige et le paysage à Birmensdorf (Zürich)

La saisonnalité des plantes bouleversée par
les changements climatiques en cours et à venir

Depuis la fin du 19e siècle et de manière accentuée depuis les années 1970, une nette augmentation des températures est mesurée partout dans le monde. En quelques décennies, le réchauffement a déjà fortement modifié les écosystèmes et les paysages et bouleversé le cycle des saisons. Par exemple, on se souvient tous, au cours de notre enfance, d’une saison hivernale plus rude, d’un démarrage de la végétation moins précoce au printemps et de canicules estivales moins fréquentes. Cette présentation s’attache à montrer comment le développement saisonnier des plantes a été, et continuera d’être, largement affecté par les changements climatiques ainsi que les répercussions d’un tel changement.

Lien Internet 1 :  Son livre
Lien Internet 2 :  https://www.wsl.ch/fr/news/2017/12/le-reveil-printanier-des-arbres-moins-sensible-a-laltitude.html
Lien Internet 3 :  http://vitasseyann.wixsite.com/vitasse
Lien Internet 4 :  sa conférence de ce jour

 

JEUDI 6 DÉCEMBRE

M.  Klaus ZUBERBUEHLER
Professeur en cognition comparée à l’Institut de Biologie à l’Université de Neuchâtel

L’éthologie de la cognition des Primates

Les théories actuelles de la cognition animale sont largement basées sur les expérimentations comportementales menées sur des primates en laboratoire. Ceci est particulièrement vrai pour les grands singes, dont les capacités cognitives ont été beaucoup étudiées et comparées à celles des humains. Malgré des progrès sans précédents, ce domaine de recherche est limité en termes de validité car les tâches sont bien souvent loin de celles que l’on peut observer lors de situations réelles ;  elles se basent en effet sur des conceptions expérimentales où les sujets gagnent leur nourriture à partir d’appareils contrôlés par l’Homme.
J’ai passé en revue les progrès récemment acquis auprès de chimpanzés sauvages afin de montrer à quel point les expériences sur le terrain peuvent fournir des différences théoriques significatives, touchant à des problématiques d’envergure telles que l’évolution de la culture et du langage.

Lien Internet 1 :  Son livre
Lien Internet 2 :  http://www.unine.ch/compcog/
Lien Internet 3 :  http://www.unine.ch/compcog/en/home/publications.html
Lien Internet 4 :  https://scholar.google.ch/citations?user=sOlZDa8AAAAJ&hl=en

 

JEUDI 13 DÉCEMBRE

M. Alain SCHÄRLIG
Mathématicien et Professeur honoraire en Economie à l’université de Lausanne

et

M. Jérôme GAVIN
Enseignant en mathématiques au Collège Voltaire et directeur de l’ARA (Association des Répertoires AJETA)

Comment les Romains calculaient avec des cailloux

Essayez d’additionner par écrit MMXVII et MDCII :  vous verrez que c’est impossible. Les Romains avaient donc certainement un truc. Or on n’a trouvé aucune trace de ce truc dans les fouilles archéologiques. Pour s’en faire une idée, les chercheurs doivent alors partir d’indices, et tenter de cerner au mieux la réalité. L’exposé de cette enquête sera l’occasion de montrer par ailleurs comment on peut rigoureusement arriver très près de la réalité… même si celle-ci nous échappe encore.

Lien Internet 1 :  Leurs livres
Lien Internet 2 :  à paraître
Lien Internet 3 :  détails du nouveau livre

 

 

Semestre de printemps
Février - Mai 2019

 

JEUDI 14 FÉVRIER

M. Philip CLARK
Consultant en philosophie dans l’Entreprise, Groupe Vaudois de Philosophie

Qui suis-je ?  Leçons sur l’identité
à partir de la pensée écologique

La question de l’identité ne date pas d’aujourd’hui :  chez les Grecs elle prit la forme d’une distinction en « nous » et « eux » ;  forme d’ailleurs que nous conservons aujourd’hui. Il faudra attendre Descartes pour que cette question se pose en terme du sujet, c’est-à-dire d’une instance dite cohérente, libre et volontaire. Si depuis le cogito, un très grand nombre de philosophes ont remis en question cette notion de sujet en prenant racine soit dans l’Être soit dans l’histoire, l’approche ontologique de la pensée écologique part des sciences dures et notamment la chimie et de la pensée féministe qui les a révolutionnées. Alors qui suis-je ?  Et surtout quel monde apparaît soudain ?

 

JEUDI 21 FÉVRIER

M. Raphaël ARLETTAZ
Docteur en Écologie, Directeur de la division du Maintien de la Biodiversité (Conservation Biology) à l’Institut d’Écologie de l’Université de Berne

La biodiversité en crise :  « do it yourself ! »

Depuis son émergence, Homo Sapiens n’a eu de cesse de plier la nature à son bon vouloir, l’exploitant toujours plus intensément. Avec l’avènement de la crise climatique générée par l’industrialisation, nous avons pris conscience de notre impact sur l’environnement. Nouvelle dans l’agenda socio-politique, la thématique de la biodiversité gagne petit à petit en visibilité. Pourtant, la crise biodiversitaire est, contrairement au changement climatique, aussi vieille que l’humanité. Elle va s’accélérant et, si rien n’est fait, elle aura des répercussions pour la biosphère, la société humaine et l’économie qui seront encore bien plus désastreuses que la destruction du climat. S’il veut vivre harmonieusement sur Terre à long terme, l’homme n’a de choix que de passer enfin un pacte avec la nature. Nous allons voir concrètement quels pourraient être les termes de ce pacte.

Lien Internet : page personnelle (en anglais)

 

JEUDI 28 FÉVRIER

M. Jean-Claude MARTIN
Ingénieur physicien retraité, ancien professeur à la Haute École Spécialisée de Suisse Occidentale à Fribourg

La photo numérique, comment ça marche

Prendre une photo, c’est facile. Mais comment la transférer, l’améliorer ou la modifier sur n’importe quel ordinateur ?  Les sujets abordés seront :
Différences entre une photo matricielle et une image vectorielle ;
Concepts utilisés par les programmes de traitement d’images :  pixels, calques et canaux, transparence ;
Modèles des couleurs et de la transparence pour l’écran et l’impression sur papier ;
Taille et format des fichiers d’une photo et leur compression ;
Capteurs d’images électroniques et avantages par rapport aux films argentiques ;
Automatismes et réglages possibles de vos appareils, l’histogramme.

Lien Internet 1 :  http://www.jcmartin.ch
Lien Internet 2 :  http://www.jcmartin.ch/ppt_pdf/photonumunab.pdf

 

JEUDI 7 MARS

M. Vincent ADATTE
Scénariste, journaliste, Co-directeur de l’association la Lanterne Magique (Club de cinéma pour enfants)

Un fusilier, une salamandre et une courgette
A la rencontre du cinéma suisse

Quand il est question de cinéma suisse, il s’en trouve toujours quelques-uns pour paraphraser le mot d’esprit de l’artiste Ben :  le cinéma suisse n’existe pas !
Bien sûr, il n’en est rien, mais la provocation a ceci d’utile qu’elle fait réfléchir…
Critique, poétique, conservateur, avant-gardiste, polémique, populaire, sous-estimé, célébré, le cinéma suisse a une histoire qui vaut la peine d’être racontée !
Emaillée de  nombreux extraits de films d’hier et d’aujourd’hui, sa restitution ne manquera pas de surprendre, avec une ère muette méconnue, un cinéma d’état voué à la défense spirituelle du pays, une nouvelle-vague frondeuse, une veine documentaire admirée bien au-delà des frontières, une courgette césarisée et tant de choses encore…
Le cinéma suisse existe bel et bien et nous allons même le rencontrer !

 

JEUDI 14 MARS | JEUDI 21 MARS

M. René SPALINGER
Musicien, chef d’orchestre et conférencier

Une œuvre pour le XXIe siècle :
« La Création », oratorio de Joseph Haydn

C’est une œuvre phare de notre monde, son caractère universel n’est plus à démontrer. De quelque horizon que nous venions, la création du monde par une puissance supérieure est aujourd’hui acceptée ;  la « Genèse » du monde biblique ne fait que lui donner une forme, une structure, une assise.
Homme du Siècle des Lumières, Joseph Haydn livre, dans La Création (Die Schöpfung, 1798), une vision du monde dont la grandeur du projet fait l’admiration de ceux qui le contemplent. Plus que jamais, alors que l’Homme tend à penser que sa puissance est illimitée, dans tous les domaines, le musicien, usant d’un exceptionnel livret conçu à l’origine pour Haendel, nous rappelle que pour « vivre heureux », il y a certains critères à respecter, critères déjà envisagés dans la Flûte enchantée (Die Zauberflöte, 1791) de Mozart à laquelle nous pourrons nous référer.

 

JEUDI 28 MARS

M. Patrick CRISPINI
Chef d’orchestre, musicologue, enseignant

JACQUES PRÉVERT l’émerveilleur

Que faut-il célébrer dans la personnalité protéiforme de Jacques Prévert (1900-1977), mort il y a déjà plus de quarante ans ?  Le poète ou le dialoguiste de films, l’auteur de chansons ou le compagnon des surréalistes et du Groupe Octobre, l’ami de Picasso ou le promeneur solitaire arpentant sans cesse le pavé parisien, sa clope au bec, le provocateur ou l’artisan de contes pour enfants ?  En vérité, tout s’harmonise dans la mélodie primesautière ou sanguine de ce maître en collages et découpages. L’apparente simplicité de son langage, abreuvé aux accents populaires des petites gens et à la rumeur du faubourg, grâce à ces ancrages, trouve les liens qui vont à l’essentiel au cœur de chaque être humain. Humour, ironie, pirouettes et fanfaronnades :  la vraie sensibilité du poète se dissimule souvent derrière le paravent de la pudeur. Pour celui qui n’a pas tué l’enfant qu’il porte en lui, Prévert est un compagnon de chaque instant.
A travers de multiples documents, souvent rares, Patrick Crispini évoque la gouaille gentiment désespérée de cet « émerveilleur », oiseleur libérateur de rêves enfouis…

 

JEUDI 4 AVRIL

M. Jean-Robert PROBST
Journaliste, Écrivain

La route des Marquises.
Sur les traces de Jacques Brel et Paul Gauguin

Quinze fois par an, le cargo mixte Aranui quitte Papeete pour ravitailler l’archipel des Marquises, situé à 1600 km au nord-est de Tahiti. Au cours de ce périple, ces îles mystérieuses se dévoilent peu à peu. On y découvre les tikis, statues de pierres érigées sur d’immenses sanctuaires. Mais aussi des vahinés mélancoliques et des lieux mythiques où plane l’ombre de voyageurs célèbres. Embarquement pour un voyage inoubliable.

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JEUDI 11 AVRIL

M. Pierre CLEITMAN
Comédien, musicien et conférencier Paris/Bâle

Le yin et le yang dans les relations franco-allemandes.
Qui a eu l’idée étrange, pour ne pas dire bizarre,
de placer en allemand le verbe à la fin de la phrase ?

A quelle époque ?  Dans quel but ?  Et pourquoi en français ce même verbe est-il situé plutôt en début de phrase, le plus souvent juste après le sujet ?  Y aurait-il eu entre les deux langues dialogue, débat, querelle plus ou moins virulente sur l’ordre et le désordre des mots ?
En décortiquant d’un point de vue linguistique la vie intime du couple franco-allemand, des origines (le 14 février 842 avec les fameux Serments de Strasbourg) à nos jours, Pierre Cleitman nous montre comment la syntaxe, des deux côtés du Rhin, a toujours été au cœur de la politique. Et réciproquement !

 

JEUDI 25 AVRIL

M. Claude BOURQUI
Professeur en Littérature française à l’Université de Fribourg

Molière :  L’Affaire Tartuffe

Mai 1664. Lors d’une fête de cour, Molière propose à Louis XIV une comédie satirique tournant en ridicule la pratique religieuse. Le roi s’oppose à ce que ce spectacle profanateur soit offert à un public plus large. Molière ne baisse pas les bras et développe une stratégie complexe pour parvenir à jouer sa pièce. Il finira par obtenir gain de cause cinq ans plus tard, après une série de rebondissements.
Un épisode célèbre de l’histoire littéraire du XVIIe siècle, relaté et mis en perspective à partir des éléments que révèlent les recherches les plus récentes.

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JEUDI 2 MAI

M. Pierre BLANC
Conservateur du patrimoine, responsable des fouilles au Site et musée romain d’Avenches

Avenches / Aventicum, une réserve archéo-logique d’exception
à consommer avec modération

Les fortes pressions qu’exerce le développement immobilier et économique que l’on constate à Avenches sont un défi permanent pour la gestion d’un site archéologique d’une telle importance. Les surfaces menacées se comptent en hectares, nécessitant une présence quasi continue des archéologues sur le terrain. Notre connaissance de la ville romaine, et en particulier de ses origines celtiques, a certes progressé de manière spectaculaire au cours de ces dernières années, mais cette bonne fortune sur le terrain a son revers :  l’exploitation scientifique d’une fouille archéologique demande en effet des moyens considérables qui font bien souvent défaut.

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JEUDI 9 MAI

M. Jean WINIGER
Acteur, auteur, metteur en scène, directeur artistique de l’association Aire du théâtre de Fribourg

Les Vertiges d’un banquier

Ce titre est celui d’un nouveau roman de Jean Winiger. A partir d’une histoire vraie et avec des questions éthiques sur la finance, la banque et l’économie, l’auteur montre comment l’esprit peut donner une autre vision du monde. Ce signe d’espérance, ancré dans les réalités, redonne sa place à la pensée, l’éthique, la responsabilité collective et individuelle. Et permet aussi une distance avec ce qui nous inquiète, grâce à l’humour, l’émotion et la poésie. L’auteur, acteur de théâtre, portera ces sujets au public en les interprétant comme sur une scène.

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JEUDI 16 MAI

M. Jean-Marc RICKLI
Chef de projet en Gestion des défis énergétiques en Sécurité générale au Centre de Politique de Sécurité, Genève

Conséquences sécuritaires de l’intelligence artificielle

Les avancées récentes dans le domaine de l’intelligence artificielle ont été rendues possible grâce à l’accroissement constant de la puissance de calcul des ordinateurs, de l’explosion des données digitales (big data) ainsi que des avancées dans les algorithmes d’apprentissage machine. Du fait de la croissance exponentielle de cette technologie ainsi que de sa prolifération entre États et acteurs non-étatiques, des perspectives alarmantes quant à son utilisation malveillante ne peuvent être exclues. Un aspect essentiel est de définir des régulations quant au développement de cette technologie et de mettre sur pied un mécanisme de gouvernance international inclusif regroupant les États, le secteur privé ainsi que le monde scientifique.

 

JEUDI 23 MAI

M. Marc-André HALDIMANN
Archéologue à l’Université de Berne

Le vin et la vigne dans l’Antiquité et dans nos régions

Apparue dans toutes les zones montagneuses du Proche-Orient dès 11000 av. J.-C., la vigne sauvage cède le pas à la vigne cultivée à partir de 6000 av. J.-C., à témoin la vaisselle spécialisée permettant de filtrer le moût et stocker le vin, mise au jour à Hadj Firuz Tepe, dans les monts Zagros en Iran. Adopté par les élites religieuses et politiques de Mésopotamie dès le 4e millénaire av. J.-C., apprécié par les pharaons et leurs administrateurs au 2e millénaire av. J.-C., la culture du vin va de proche en proche atteindre la Méditerranée occidentale à partir de Chypre et la Grèce. Elevé au rang du divin par Dionysos, apprécié tant par les Romains que les Celtes, le vin trace un parcours de premier plan entre la sphère religieuse et temporelle. L’archéologie révèle depuis plus de 20 ans les vestiges matériels non seulement laissés par la culture de la vigne et l’élevage du vin, mais aussi par son transport maritime et fluvial à longue distance.
Cette exploration au long cours de l’histoire du vin offre une perspective renouvelée, tant sur son rôle au sein de notre monde chrétien, que sur les paysages de coteaux qui nous sont aujourd’hui familiers.

 

 

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