Université des Aînés de langue française de Berne   ( UNAB )

Conférences

A T T E N T I O N
aux changements de programme et interversions de conférences
publiés le cas échéant en page d'accueil du site de l'UNAB !
Nous vous remercions de votre compréhension.

 

Le nouveau programme 2017-2018 de l'UNAB est annoncé ci-après.
Ultérieurement, des liens Internet spécifiques seront également ajoutés sous l'annonce des conférences concernées.
 

Le programme officiel, en fichier PDF tel qu'il a été imprimé, peut aussi être appelé en cliquant  ici .

Programme des conférences
Semestre d’automne
Septembre – Décembre 2017


JEUDI 14 SEPTEMBRE
M. Bourahima OUATTARA
Enseignant en Littérature Française à l’Université de Berne
Titre :  L’immigration en littérature

Sujet :  A l’heure où le Détroit de Gibraltar se fait cimetière marin, il est urgent d’interroger les représentations littéraire, sociopolitique et philosophique de l’immigration clandestine.
Clandestins de l’Afrique subsaharienne ou «brûleurs de frontières» du Maghreb, nous évoquerons tour à tour, Fatou Diome, Tahar Ben Jelloun, A. Mabanckou, Boualem Sansal, Essomba Roger…
 

JEUDI 21 SEPTEMBRE
Mme Régine BONNEFOIT
Professeur en Histoire de l’Art Contemporain à l’Université de Neuchâtel
Titre :  Paul Klee – Sa théorie de l’art

Sujet :  La conférence vise à familiariser les auditeurs avec les singularités majeures de l’oeuvre de Klee. Elle est centrée sur la théorie de l’art telle qu’elle fut enseignée par l’artiste au Bauhaus de 1921 à 1931. Devenir, trace et mouvement sont les trois mots-clés qui incarnent les idées essentielles de Klee. Le devenir inclut l’idée d’un art comme processus qui vise non pas la forme finie mais la mise en forme, la genèse du travail artistique et son développement perpétuel. La trace constitue la marque de tout épisode dynamique et révèle le caractère particulier de son auteur, qu’il s’agisse du mouvement d’un point, d’un crayon, d’un danseur, ou de sons. Et l’idée d’un devenir incessant par le mouvement est l’axiome central de sa théorie de la mise en forme ou Gestaltung. L’oeuvre d’art et même le cosmos tout entier seraient ainsi nés du mouvement d’un point originel.
 

JEUDI 28 SEPTEMBRE
M. Jean-Daniel GROSS
Protection du patrimoine à la ville de Berne
Titre :  Le service du patrimoine dans la ville de Berne

Sujet :  La conservation des bâtiments et des artefacts considérés comme les plus importants a toujours été une préoccupation dans l’histoire de la culture humaine. Concrètement, les méthodes modernes de conservation imposent néanmoins des critères et des conditions précis.
Le conservateur de la ville de Berne vous propose une introduction dans les instruments de conservation utilisés, en abordant autant leur base légale que la gestion des inventaires, ainsi que l’organisation du service du patrimoine. À l’aide d’exemples concrets, Jean-Daniel Gross vous présentera la nature du travail passionnant de son équipe.
 

JEUDI 5 OCTOBRE
M. Michel GRANDJEAN
Professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève
Titre :  Ce que la réforme du 16e siècle a apporté à notre monde

Sujet :  Sans prétendre que la Réforme protestante serait tout entière du côté de la modernité ou que le catholicisme du 16e siècle serait tourné vers le passé (ce qui serait faux dans les deux cas !), cette conférence tentera de mettre en valeur au moins deux aspects « modernes » de la Réforme :  d’une part la notion de liberté de conscience autorisée par exemple par la position de Luther en 1521 à la diète de Worms, d’autre part la valeur conférée à la personne humaine.
La première permettra de théoriser un droit de résistance au mauvais pouvoir, alors que la deuxième, dans la bouche des réformateurs, cessera de dépendre des mérites de l’individu (et encore moins de sa richesse ou de sa performance sociale) pour être fondée uniquement sur le regard que Dieu porte sur lui. Cette justification par la foi est un concept qu’il s’agira de définir.
On montrera également que la Réforme a, dans les faits sinon dans ses intentions originelles, contribué à créer en Europe les conditions de possibilité de la tolérance religieuse (sera à cet égard évoquée :  la figure de Sébastien Castellion, qui eut le tort d’appeler trop tôt à la coexistence religieuse et de plaider contre l’ensemble de ses contemporains pour qu’on laisse catholicisme et protestantisme se développer librement en France).
 
 

JEUDI 12 OCTOBRE
M. Jean WINIGER
Acteur, auteur, metteur en scène, directeur artistique de l’association Aire du théâtre de Fribourg
Philippe JACQUIARD
Ténor, diplômé de la Haute Ecole des Arts de Zürich
Titre :  Guillaume-Henri Dufour, un grand destin

Sujet :  Le conférencier, dans le rôle du Général Dufour, va faire vivre le destin exceptionnel de ce pacificateur suisse lors de la guerre du Sonderbund. En montrant tous ses talents :  d’urbaniste, d'architecte, de cartographe et de diplomate.
La présentation sera ponctuée de chansons.
Un moment d’intimité et d’histoire avec un grand Suisse, comme au théâtre.
 

JEUDI 19 OCTOBRE
M. Pierre CLEITMAN
Comédien, musicien et conférencier de Paris/Bâle
Titre :  Le sens de l’humour chez Descartes

Sujet :  Descartes ne passe pas pour un auteur franchement drôle. La lecture de ses oeuvres, pour intéressante qu’elle soit, provoque rarement l’hilarité des foules. Et pourtant Le Discours de la Méthode s’ouvre indéniablement sur un trait d’esprit :  « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée, car chacun pense en être si bien pourvu que ceux mêmes qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. »
René Descartes, premier philosophe à écrire en français, premier philosophe véritablement francophone aurait-il donc de l’humour ?
Oui, répond Pierre Cleitman. Et un humour d’autant plus ravageur qu’il nous parvient quasiment intact, protégé et même bonifié par trois siècles de méconnaissance presque unanime.
Partons sans plus attendre à la découverte d’un continent encore inexploré, celui de l’humour cartésien !
 

JEUDI 26 OCTOBRE
Assemblée générale de l’UNAB

Les membres sont informés personnellement.
 

JEUDI 2 NOVEMBRE
M. Robert KOPP
Écrivain, éditeur, professeur d’histoire de littérature moderne à l’Université de Bâle
Titre :  HOUELLEBECQ :  provocation ou prophétie ?

Sujet :  Livre après livre, Michel Houellebecq décrit un monde en décomposition, le nôtre. Ses romans s’inscrivent dans la grande tradition réaliste et naturaliste qui, de Flaubert à Barrès et de Zola à Huysmans, tend au lecteur un miroir impitoyable. D’une société d’individualistes forcenés (Les Particules élémentaires) à un monde obsédé par le sexe (Plateforme) ou l’argent (La Carte et le territoire), il en arrive, dans Soumission, à brosser le tableau d’une France qui s’est donnée aux Frères musulmans, par fatigue, par lâcheté, par commodité, par manque de convictions. Le roman, publié par un singulier hasard le jour même de l’attentat contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015, a fait polémique. Mais depuis que l’historien Georges Bensoussan, l’auteur des Territoires perdus de la République (2004) a publié Une France soumise (2017), la question se pose :  faut-il compter Houellebecq parmi les écrivains prophètes ?
 

JEUDI 9 NOVEMBRE
M. Patrick CRISPINI
Chef d’orchestre, compositeur et pédagogue
Titre :  LUCHINO VISCONTI, le prince blessé

Sujet :  Le comte Luchino Visconti di Modrone naît le 2 novembre 1906, à Milan. Très tôt, il s’intéresse au théâtre, à l’opéra, et envisage une carrière de musicien. Après son service militaire, il s’occupe d’un haras et de courses hippiques jusqu’au début des années trente. Lié d’amitié avec Jean Renoir, qu’il assiste sur deux films, il se familiarise avec les techniques du cinéma. Devenu sympathisant communiste, il s’engage dans la résistance, est arrêté par la Gestapo, dont il réchappe miraculeusement. Après s’être tourné vers le théâtre, il réalise Senso. La critique est sévère mais le public porte le film en triomphe.
En 1957, pour Nuits Blanches, il remporte le Lion d’Argent au Festival de Venise. Entre deux tournages, il continue à travailler pour la Scala de Milan, notamment pour une Traviata mémorable avec Maria Callas.
Alors s’enchaînent les chefs d’oeuvre : Rocco et ses frères, Le guépard, Les damnés, Mort à Venise, Ludwig, Le crépuscule des dieux, Violence et passion.
En 1975, Visconti fait une chute dans son appartement. Paralysé, il meurt le 17 mars 1976, à Rome.
Aristocrate sans illusions, ce prince a enveloppé ses blessures de décors précieux et de nostalgie romantique, nous tendant un miroir lucide sur les valeurs d’un monde en perdition.
Parcours somptueux et fragile…
 

JEUDI 16 NOVEMBRE
M. Patrick CRISPINI
Chef d’orchestre, compositeur et pédagogue
Titre :  SACHA GUITRY, le comédien imaginaire

Sujet :  « On peut faire semblant d’être grave, on ne peut pas faire semblant d’avoir de l’esprit », disait volontiers Sacha Guitry (1885-1957), fils du comédien d’origine russe Lucien Guitry, qui en eut toujours à revendre.
C’est dire si, né dans le chaudron, grâce à sa famille, il côtoie ce que la France produit de mieux dans les Lettres, les Arts, l’Esprit. Muni d’une caméra en 1918, il fait des films de ces instants de vie, qui demeurent aujourd’hui les seuls témoignages vivants sur Degas, Monet, Renoir, Sarah Bernhardt.
A l’ombre du colossal talent de son père, il ne pouvait que devenir un serviteur du Théâtre. Ce qu’il fit avec le brio que l’on sait.
Elève médiocre, Guitry compense en se créant une stature. De son physique avantageux et fier, de son visage mobile, de sa voix nasillarde et traînante, il sait se faire des atouts qui deviendront sa marque de fabrique. Séducteur misogyne et narcissique, il n’a pourtant de cesse d’admirer. Marié cinq fois, malmené après la guerre pour trop d’indulgence avec l’occupant, il écrit à tour de bras, monte ses pièces, dirige ses films, met en scène, voyage, se moque de lui-même et des autres.
Quel bonheur de suivre, à l’aide de documents souvent rares, cet artiste hors du commun !
 

JEUDI 23 NOVEMBRE
JEUDI 30 NOVEMBRE
M. Alessandro NATALI
Biologiste spécialisé en écologie, ingénieur agronome à l’Université de Florence, et
enseignant à la Haute Ecole du Paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève
Titre :  L’histoire du tourisme, de l’antiquité au tourisme de masse
– Parties I & II

Sujet :  Le mot tourisme est très récent (le terme anglais « Touring » date de 1811) mais ce phénomène a toujours accompagné l’histoire de l’homme et de ses civilisations :  du tourisme religieux dans l’Antiquité grecque et romaine à la « Villeggiatura » dans la Renaissance italienne, du Grand Tour des jeunes aristocrates anglais à la « découverte » de la montagne et de la mer au XIXe siècle.
Les congés payés seront les déclencheurs du tourisme moderne qui deviendra tourisme de masse à partir des années 1960. Aujourd’hui, le tourisme représente une industrie très importante, en perpétuelle évolution et en croissance continuelle au niveau mondial (9% du PIB, 1 emploi sur 11, 6% des exportations mondiales) ;  en Suisse également, le tourisme est une branche économique beaucoup plus importante que ce qu’on pourrait imaginer.
 

JEUDI 7 DÉCEMBRE
M. Philipe CLARK
Consultant en philosophie dans l’Entreprise, Groupe Vaudois de Philosophie
Titre :  Et si la morale et l’éthique étaient incompatibles

Sujet :  Quelle différence existe-t-il entre une morale et une éthique ?  Pourquoi et comment les distinguer ?  Quelles conséquences pourrons-nous en tirer pour notre vie personnelle et collective ?
Notre réflexion s’articulera autour de la pensée de Spinoza qui, à partir d’une conception de Dieu radicalement différente de celle des religions monothéistes, entame un parcours qui questionne radicalement les notions de bien et de mal.
 

JEUDI 14 DÉCEMBRE
M. Alain SCHÄRLIG
Mathématicien et Professeur honoraire en Economie à l’Université de Lausanne
M. Jérôme GAVIN
Enseignant en Mathématique au Collège Voltaire à Genève
Titre :  Les problèmes de robinets, de tête ou presque

Sujet :  Ces problèmes laissent souvent de mauvais souvenirs. A tort, car ils ont été conçus pour être résolus très facilement.
Nos deux conférenciers ont donc entrepris de les réhabiliter, notamment à travers leurs écrits. Et ils nous montreront à quel point ils sont simples, en nous faisant résoudre certains de tête.
Fidèles à l’histoire du calcul – leur domaine – ils prendront leurs exemples sur plus de 2000 ans. Ces problèmes sont en effet bien plus vieux, et aussi bien plus faciles, que l’algèbre.
 
 
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Semestre de printemps
Février–Mai 2018


JEUDI 15 FÉVRIER
M. Marc-André HALDIMANN
Archéologue à l’Université de Berne
Titre :  Marché de l’art et archéologie :  la coexistence est-elle possible ?

Sujet :  Profondément ancrée dans notre monde occidental, la tradition de collectionner des objets archéologiques trouve ses racines au sortir du Moyen Age. Conséquence de l’intérêt des cours européennes du XVIIIe siècle pour les antiquités, le marché de l’art a acquis ses lettres de noblesse grâce à la précision entourant le contexte de découverte des oeuvres mises en vente : le prestige de leur possession allait de pair avec la connaissance de leur lieu de découverte. De ce savoir contextuel, fondateur de la valeur de l’oeuvre à nos yeux modernes, à l’absence totale d’indication de provenance qui engloutit le marché de l’art dans la foulée de la Deuxième Guerre mondiale, le chemin emprunté par ces milieux ne laisse pas d’interpeller. En effet, le marché de l’art, consubstantiel à la notion même de collection, connaît depuis une dérive grandissante, alors qu’il se prévaut aussi bien de la tradition fondatrice muséale que de l’archéologie de terrain.
Ce parcours pluri-centenaire mérite aujourd’hui un questionnement.
 

JEUDI 22 FÉVRIER
M. Denis RUFF
Architecte, enseignant, autodidacte en histoire des cultures
Titre :  ARCHITECTURES COMPAREES
– Evolution de la conscience humaine et son reflet dans l’architecture

Sujet :  Il est écrit dans la Bible :  « Et Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance… »
Nous constatons de notre côté que l’homme a créé des dieux à son image et à sa ressemblance. Mieux, l’architecture reflète notre organisation sociale et notre rapport à l’environnement. Laissons défiler, en image devant nous, ces maisons des hommes, ces temples pour des dieux, et réalisons que l’architecture est un miroir produit par et pour un groupement humain spécifique. Pyramides d’Égypte, temple grec, église chrétienne :  les métamorphoses des formes architecturales vont de pair avec les communautés humaines qui les ont produites.
 

JEUDI 1er MARS
M. Vincent BARRAS
Médecin, historien, conférencier
Titre :  Qu’est-ce qu’un hôpital ?

Sujet :  L’hôpital est assurément un objet paradoxal :  pour une communauté, c’est un sujet majeur de satisfaction, établissement où l’on soigne la population et qui est aussi l’un de ses acteurs économiques les plus dynamiques, et tout à la fois sujet majeur de préoccupation, du fait du poids financier qu’il représente, colosse aux pieds d’argile.
Cette conférence se propose d’analyser, dans une perspective historique, et sur la base d’exemples tirés de la très riche histoire hospitalière suisse, la multiplicité des dimensions qui caractérisent l’hôpital contemporain : dimensions technique, socio-économique, géographique et médicale.
 

JEUDI 8 MARS
JEUDI 15 MARS
M. René SPALINGER
Musicien, chef d’orchestre et conférencier
Titre :  De Bach à Frank Martin, la destinée humaine à travers la foi, l’espérance et l’amour
– Parties I & II

Sujet :  Ces deux rencontres sont consacrées à la découverte d’oeuvres, souvent peu connues ou peu jouées, présentant la destinée humaine sous les aspects du sacré ou du profane, de l’Ecriture ou de la poésie, mais toujours à la recherche d’une foi, en Dieu ou simplement en la vie, d’une espérance religieuse ou philosophique, toujours animée d’un amour véritable de l’homme et de son destin. Issu du baroque, Bach donnera le ton avec son « Actus tragicus » ;  Mozart (Cantate), Beethoven (Gellert-Lieder, Chor-Fantasie) et Brahms (Schicksalslied, Vier ernste Gesänge) représenteront la période classique et le romantisme allemand.
Nous ferons appel, pour la France de la fin du XIXe siècle, à Gabriel Fauré avec son célèbre « Cantique de Racine » et, pour le XXe siècle, à Frank Martin avec « Jedermann ».
 
 

JEUDI 22 MARS
JEUDI 5 AVRIL
Mme Isabelle WIENAND
Docteur en Philosophie et en éthique biomédicale à l’Université de Bâle
Titre :  Vie et oeuvre de Nietzsche
– Partie I :  de Röcken à Bâle (1844–1879)
– Partie II : le philosophe errant (1879–1900)

Sujet :  La vie et l’oeuvre du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Nietzsche (1844–1900) sont intimement liées l’une à l’autre.
Les deux conférences éclaireront le rapport entre vie et oeuvre chez Nietzsche et présenteront de manière chronologique les étapes déterminantes de son existence, en particulier en Suisse, et les ouvrages principaux de sa philosophie – en particulier Le gai savoir (1882) et La généalogie de la morale (1887).
 
 

JEUDI 12 AVRIL
M. Pierre CLEITMAN
Comédien, musicien et conférencier de Paris/Bâle
Titre :  Quand, ou putôt : comment la poussière a illuminé ma vie

Sujet :  Des neurobiologistes anglais ont récemment découvert que la poussière, en particulier la poussière domestique, aurait des effets antidépressifs et même potentiellement euphorisants sur le cerveau humain. Cela se fait grâce à une bactérie apparemment banale, le mycobacterium vacae, qui profite de sa présence dans la poussière (et accessoirement dans la bouse de vache, d’où son nom de vacae) pour produire une molécule analogue à la sérotonine, le neurotransmetteur par excellence de l’anti-stress.
S’appuyant sur leurs travaux ainsi que sur son expérience personnelle, Pierre Cleitman développe une philosophie du vivre avec la poussière qui nous entraîne dans une exploration hilarante, mais toujours pertinente et documentée de cet infiniment petit dont nous préférons généralement ne rien savoir. Et il nous démontre par A plus B comment la poussière, en devenant notre alliée, peut contribuer de façon décisive à notre bien-être.
 

JEUDI 19 AVRIL
M. Christophe LE NÉDIC
Biologiste à l’Association de la Grande Cariçaie
Titre :  Gérer la Grande Cariçaie pour mieux la protéger

Sujet :  La Grande Cariçaie est une vaste rive naturelle marécageuse, s’étendant sur toute la rive sud-est du lac de Neuchâtel. Sa richesse biologique est très grande puisqu’elle abrite un quart de la faune et de la flore de Suisse, dont plusieurs centaines d’espèces menacées dans notre pays. Cette valeur naturelle lui vaut une reconnaissance internationale, notamment au travers de la Convention de Ramsar qui protège les habitats humides les plus précieux au niveau mondial. Depuis 1982, la Grande Cariçaie fait l’objet de différents travaux d’entretien dans le but de conserver à long terme son extraordinaire biodiversité. La mise en place de ces opérations d’entretien, au début des années 1980, a constitué un véritable défi dans un milieu d’une telle surface et dans des conditions aussi difficiles (milieux aquatiques et peu porteurs pour les machines).
La conférence évoquera la valeur naturelle du site, la manière dont sont organisés les travaux de conservation, ainsi que les études scientifiques mises en place pour accompagner cette gestion. Elle traitera également du combat mené au début des années 2000 pour donner une protection légale au site, ainsi que des enjeux actuels de la conservation.
 
 

JEUDI 26 AVRIL
Mme Suzette SANDOZ
Politique, Professeur honoraire en droit à l’Université de Lausanne
Titre :  Droit de la famille, ronde infernale ou céleste ?

Sujet :  Depuis l’entrée en vigueur du code civil suisse en 1912, le droit de la famille a subi plus de 10 modifications, directes ou indirectes, certaines considérables, d’autres plus ponctuelles ;  aucune n’est antérieure à 1972, la majorité est postérieure à 2000 ;  de nouveaux changements « mijotent » encore dans la marmite fédérale. Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ?  Est-il nécessaire que le droit suive chaque soubresaut de la société et prétende s’y adapter ?  A force de vouloir « coïncider » avec les moeurs qui changent rapidement, le droit ne finit-il pas par les précéder ?  Quelle cadence de modifications reste conciliable avec la sécurité du droit et avec la nécessaire stabilité d’une société ?  Le droit de la famille doit-il incorporer des valeurs ou simplement régler des problèmes économiques ?
Ces questions valent d’être posées, même si les réponses restent évasives et variées.
 

 

JEUDI 3 MAI
M. Jean-Paul KNEIB
Professeur en Astrophysique et Cosmologie à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne
Titre :  Lumière ! … sur le côté sombre de l’Univers

Sujet :  Ce que nous connaissons de l’Univers nous vient pour l’essentiel de la lumière. Grâce à la lumière, les astrophysiciens ont calculé que plus de 95% du contenu (masse + énergie) de l’Univers nous est inconnu. La matière noire représente 80% de la masse de l’Univers. Cependant, les particules de matière noire restent pour le moment indétectables car n’interagissant pas (ou extrêmement peu) avec la matière ordinaire. Par ailleurs, une nouvelle composante dénommée « énergie noire » représenterait 75% du contenu de l’Univers et pourrait expliquer l’expansion accélérée de ce dernier.
 

JEUDI 17 MAI
JEUDI 24 MAI
M. Michel ARAGNO
Professeur honoraire en microbiologie à l’Université de Neuchâtel
Titre :  Entre sultans et empereurs :
Architecture musulmane en Inde
– Parties I & II

Sujet :  En 1192, l’Afghan Mu’izz al-Din Muhammad s’empare de Delhi, où il fonde un sultanat. En 1754, on y inaugure le tombeau d’un puissant ministre, Safdarjang, dans un empire alors en pleine décadence. Du gigantesque minaret Qutb Minar dont la construction remonte à 1193, jusqu’au tombeau de Safdarjang, l’histoire mouvementée du sultanat de Delhi, devenu empire des Indes, est illustrée de monuments souvent extraordinaires dont l’expression architecturale culmine avec le Taj Mahal, à Agra. Forts, réservoirs, résidences impériales, mausolées et tombeaux, construits pour et par des despotes parfois éclairés mais souvent cruels, jalonnent plus de cinq siècles d’histoire.
 
 
 

JEUDI 31 MAI
M. Pierre GRESSER
Professeur honoraire en histoire médiévale à l’Université de Franche-Comté
Titre :  Une île à son apogée : la Sicile au XIIe siècle

Sujet :  Parmi toutes les îles du bassin occidental de la Méditerranée, la Sicile est celle dont l’histoire est la plus riche. Au Moyen Age, après avoir été conquise et islamisée par les Arabes, elle  redevient une terre chrétienne à partir de la fin du XIe siècle pour connaître un apogée au XIIe siècle.
La conférence a pour but de montrer les édifices qui témoignent encore avec éclat des réalisations dues aux rois Roger II, Guillaume 1er et Guillaume II à Palerme, Cefalu et Monreale.
A la beauté architecturale s’ajoute l’art des mosaïques. Preuve de la tolérance des souverains, les églises catholiques furent décorées par des artistes grecs (orthodoxes) et musulmans.
Avec projections.